22.07.2007

Monsieur Joseph

02bf89368b7065390497c2c95c7be5c2.jpgMonsieur Joseph quand je l’ai connu, J’étais toute petite et lui, il était grand et puis… il l’est resté.

Monsieur Joseph je l’ai toujours connu gentil et il était toujours content de nous voir jouer, grandir, et nous émerveiller.

Monsieur Joseph c’était un grand docteur qui faisait toujours passer ses patients avant lui et ses problèmes.

Monsieur Joseph on ne l’entendait pas beaucoup, il était plutôt réservé, il portait bien son nom Monsieur Joseph, Comme le charpentier, il était très important dans l’histoire et pourtant toujours un peu en retrait. 

Monsieur Joseph c’était encore un petit garçon dans son cœur, toujours à rêver de trains, de voyages sur la lune et dans l’espace, d’expéditions... Le nez toujours fourré dans un atlas et puis c’était un grand bricoleur… s’il n’avait pas été docteur, il aurait été, aventurier, explorateur, astronaute ou grand inventeur mais non…

Monsieur Joseph a choisi d’être docteur, car il avait du cœur et voulais sauver des vies plutôt que de risquer la sienne dans des expéditions farfelues.

Monsieur Joseph il aimait le vin et les escargots, Pour ça, il faut le dire, on était sur la même longueur d’onde

Monsieur Joseph quand je l’ai connu, il était déjà un peu vieux et puis sans que je m’en aperçoive vraiment il est devenu encore plus vieux.

Puis un jour Monsieur Joseph est tombé malade, car même les docteurs tombent malade...

Je lui ai offert une bonne bouteille de vin et Monsieur Joseph m’a promis qu’on la boirait ensemble

Mais monsieur Joseph est partit, et la bouteille attend

Monsieur Joseph est parti trop tôt sûrement,

Laissant un grand vide dans nos cœurs qu’on  rempli tant qu'on peut, de souvenirs de bonheur.

Monsieur Joseph il allait devenir arrière-grand-père...

 

Monsieur Joseph, Je voulais te dire que celui qui n’a pas eu le temps de te connaître pourra compter sur sa marraine pour lui parler de toi, pour qu’il soit toujours fier de ce grand docteur qu’était son arrière-grand-père. 

22.01.2007

Odeurs

L'odeur des chevaux

Voilà une odeur qui ne met pas tout le monde d'accord. Demandez à la plupart des gens amoureux des chevaux, ils vous diront que c'est un parfum exquis. L'odeur du cheval, c'est un ensemble d'odeur de paille, de sable, de crottin, et bien sûr du cheval lui même auquel s'ajoute parfois l'odeur des cuirs de sellerie. Par contre demandez aux personnes qui ne s'y entende pas au monde du cheval ou ne le connaissent pas bien, cette odeur leur sera en général désagréable.

Je me surprends souvent à respirer mes mains en rentrant chez moi après avoir occupé une partie de mon temps auprès des chevaux c'est un parfum formidable, je n'ai qu'à fermer les yeux et respirer mes mains pour  me replonger dans l'écurie, je me sent encore entourée de toute cette atmosphère que j'apprécie tant.

Je pense qu'il en va un peu de même pour l'odeur des livres, une odeur moins forte mais tout aussi envoûtante. En revenant de la bibliothèque je ne pourrais pas respirer mes mains et me retrouver entourée de l'atmosphère de la bibliothèque… mais entrez dans une petite librairie, dans une vieille bibliothèque, ouvrez un nouveau livre mais aussi le vieux livre qui n'a pas été lu depuis des années. Ils ont une odeur que les amoureux des livres aiment à respirer.

Je ne suis pas sûr d'être devenue bibliothécaire parce que j'aime lire mais plutôt parce que j'aime "le livre" cet objet me fascine, j'aime en avoir plein chez moi, j'aime être entourée de livres même si je ne les lis pas tous. Les livres sont des amis, les avoir près de moi c'est être entouré d'une présence rassurante et pourtant silencieuse. Et leur odeur est tout aussi précieuse. 

Il existent deux autres odeurs qui tentent de rivaliser avec le cheval et le livre, c'est le vin et le cuir. Je dirais que ces odeurs ont quelque chose d'ancien, d'historique qui nous replonge dans des temps ancestraux. Mais j'allais oublier le bois qui contribue certainement à la bonne odeur qu'ont les livres. Faire un tour dans un atelier de menuiserie régale tout autant mon nez et mon esprit.

Et vous quelles sont vos odeurs préférées?

14.12.2006

La Belgique surréaliste

medium_167879692_21e308284c.jpgDepuis pas mal de temps j’aime être belge parce que la Belgique à toujours eu ce côté surréaliste. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais la Belgique a toujours été bizarre. Les belges ont toujours su se différencier des autres pays, nous avons eu des artistes qui par leurs maniéres ont presque tous un côté surréaliste Ensor, Magritte, Delvaux bien sûr mais aussi Jacques Brel, Stelllla, Arno, dEUS, Amélie Nothomb, Victor Horta, Jaqueline Harpman, Jean Ray, Simenon, Cécile de France, et même Poelvoorde et j’en passe, la plupart des Belges qui ont réussit en dehors de nos frontière ont pour moi ce côté différent parce que Belge. Il serait né ailleurs qu’en Belgique, ils n’auraient pas existés du moins pas comme ça... parce que c’est je pense la Belgique qui les a vraiment forgés. (peut-être que je dis des conneries mais c’est ce que je ressent). En même temps la Belgique est la Belgique grâce aux Belges... on aurait mis des français en Belgique ce ne serait pas la même chose même si le climat y est certainement pour beaucoup!!!

Hier on a encore eu une belle preuve de surréalisme (hélas je n’ai pas la télé et je ne pourrais pas dire si je serais tombée dans le piège). Hier des belges ont cru voir mourir la Belgique en Live ! Si tant de gens y ont cru c’est que la possibilité d’une telle fin semble toujours possible. Les deux gouvernements se séparent… paf… la Belgique n’est plus… Non, je ne pense pas que ce soit possible.
 
La Belgique est née il y a 175 ans et ne s’éteindra qu’à la fin du monde parce que les wallons et les flamands ne pourraient se passer l’un de l’autre tellement c’est dans notre habitude de se chamailler l’un l’autre, d’abord c’était les wallons les plus fort, les plus riches, maintenant c’est les flamands, ce n’est que justice… mais qui sait… la balance peut encore changer de camps pour qu’on se rende compte finalement que si on est toujours là c’est un peu grâce aux flamands et si ils sont toujours là c’est peut-être un peu grâce aux Wallons. On est comme des frères et sœurs qui se chamaillent, jamais d’accord sur rien mais finalement qu’est ce qu’on s’aime et qu'est-ce qu'on a besoin l'un de l'autre ! Et Bruxelles me donne l’impression d’un petit frère qui essaie de calmer le jeu en montrant qu’il est autant pour l’un que pour l’autre.

Ce n’est pas le premier docu-fiction qui arrive à berner le belge. Je repense à un docu-fiction qui enquêtait sur le mystère du palais de justice qui, grâce à son Architecte Joseph Poelart (encore un belge complètement surréaliste), aurait une porte d’entrée sur un autre « Brüsel » . Même si le sujet de ce docu-fiction était un peu moins terre à terre que celui présenté à la RTBF ce mercredi, il avait le don de nous faire douter, et si ce monsieur avait vraiment disparu dans un monde parallèle… La Belgique est tellement surréaliste que j’aurais cru beaucoup plus probable que le palais de justice soit une porte vers un autre monde que de croire que la Belgique se sépare… c’est dingue non ?
  

27.11.2006

Réflexion du matin

Ce matin je me suis réveillée avec le bruit de la mobylette du facteur... J'avais l'impression d'entendre une énorme abeille qui butine de fleur en fleur... BVRRRR  le facteur s'en va vers une autre porte s'arrête le temps de déposer le courrier et BVRRR il reprend la route jusqu'à la maison suivante. La prochaine fois que j'irais à la poste je leur demanderais s'ils ne vendent pas de miel...

10.11.2006

Il faut souffrir pour être belle

medium_IMG_2008.jpgElles étaient deux à régner sur ma cave, deux des ces êtres bizarres, pas moins de huit pattes et autant d’yeux… ça fait frémir…

Elles étaient deux et si leur surnombre de pattes et d’yeux ne les dérangeaient pas plus que ça, ce qu’elles n’aimaient pas chez elles c’était cette couleur sombre qui les rendaient presque invisible dans la cave. Il est vrai que chaque fois qu’il y avait des personnes dans la cave ce n’était pas pour les regarder, elles, mais pour admirer le nombre et la qualité des bouteilles de vins qui dormaient sagement dans la pièce à côté. L’une d’entre elles ne s’avoua pas vaincue et demanda à sa comparse d’invoquer la fée des fonds obscurs. Après cinq jours de supplication la fée noire des fonds obscurs se montra.

     -Hé bien quoi ? Qu’avez-vous donc à m’appeler ? vous croyez vraiment que je n’ai que ça à faire m’occuper de deux araignées alors que  752 colonies de fourmis, 475 nids de termites, 26.953 taupes, 80.065.232 vers de terres et j’en passe les chauves-souris aussi  me cassent les oreilles, et la faune abyssale ne m’en parlez pas alors quoi ? Qu’est ce que vous pouvez bien avoir comme problème dans cette petite cave… elle est cosie ? non ?? regardez-moi ça, y a plein de bouteilles de vin je serais vous… j’en déboucherais une ni vu ni connu…bon ok je vois à vos tête que le vin c’est pas votre truc… bon ben écoutez moi je vais m’en siphonner une pendant que vous m’expliquez votre bazar ! Heureusement que vous n’êtes que deux et que vous n’avez chacune qu’une bouche (et pas huit ! dieux vous a finalement pas si raté que ça) ça me changera des fourmis qui parlent toutes en même temps! Vas-y miss tarentule je t’écoute.

L’une des deux araignées s’étant enfuie de peur de cette minuscule bonne femme pleine de rage,  l’autre pris la parole.

- Bienvenue fée des fonds, je ne sais comment vous rem..

- Ho ça va venons-en au fait veux-tu !!

- Ok ok, voilà les gens quand ils viennent dans la cave… ils admirent toujours les jolies bouteilles et nous, ils ne nous regardent jamais !!!

- Heureusement ! savez vous ce que font ces gens quand ils voient une araignée ???  soit ils s’encourent soit il trouve l’objet le plus saugrenu pour vous éclater sur le mur. Alors franchement pour vivre heureux … vivons cachés !

- Mais ce ne serait pas que pour eux. Disons que … (se frottant deux ou trois pattes l’une contre l’autre d’un air gêné) nous ça nous plairait bien d’être toute blanche comme de jeunes mariées.

- Ah ah ça commence avec des explications débiles et puis ça avoue enfin qu’on veux jouer les Narcisses … vous me faites surtout perdre mon temps ! (elle ouvrit une bouteille et se versa un verre qu’elle huma et goûta lentement) Quoique …. Pas mal ce vin. Je dirais même mmmmh qu’ils se laisse glisser onctueusement au fond de mon palais… bon juste pour ça je veux bien vous faire une fleur donc vous voulez être blanches ?

- Blanches comme des mariées !

- Pffrrrt mais qui voudrait d’une araignée pour femme pffrtt oups pardon j’oubliais les araignées mâles sans doute… bon voyons ça c’est pas vraiment mon rayon la blancheur éternelle mais hmm qu’est ce qui « hips » pourrait bien m’aider …elle glissa et tomba nez à nez avec un robinet qui lui donna une idée … attendez je me souviens, blanc, blanc, blanc mais oui … mmh la cave est très humide non ?

- Ah bah oui on est voisin de la Senne c’est forcé que la cave elle est un peu humide …

- Mouais, mouais, mouais bon les filles je sais ce que je vais faire ! Bon vous savez qu’il faut souffrir pour être belle… donc voilà mon plan. Pendant 20 jours toi Blanca et toi perce-neige, mouarf ça vous ira trop bien ces noms plus tard ! vous allez restez, toi … ici en dessous de cette petite goutte d’eau, tu vois… et toi de même sous cette autre petite goutte d’eau et surtout ne bougez pas.

- Mais pour manger ?

- Souffrir pour être belle ma chère je te l’ai dis

- On peut bouger ?

- Le moins possible ma chère hihi souffrir pour être belle te dis-je !!

- Mais on va mourir

- Oublie ça tout de suite une araignée ne sais pas ce que c’est la mort, il n’y a que les hommes qui en parlent, toi tu te tais et tu résistes. Tu ne connais que l’instinct mais pour être belle il faut souffrir !!

Les deux araignées s’installèrent donc près de leur goutte respective. Bon je vous retrouve dans 20 jours les filles ! Merci encore pour ce petit vin « chpoufs » !! (et la voilà partie)

- Euh ? tu ne crois pas qu’elle se fout de nous ?

- Bah c’est une fée elle sait ce qu’elle fait !

Oui mais bon il fait froid et depuis que je suis sous cette goutte y en a déjà trois qui me sont tombée dessus, de gouttes

- Ne t’en fais pas voyons si la fée nous a dit de faire ça c’est qu’on doit le faire !

- Et les gens … tu crois vraiment que quand on sera blanche il ne vont pas directement nous taper dessus ?

- Aucune chance on sera trop jolie.

20 jours plus tard la fée réapparaît

 

- Chpoufs me revoilà !!!

-

- Oh comme elle sont belles toutes blanches …enfin tout est relatif … c’est quand même toujours des araignées pouah ! on dirait des fantômes...pas vraiment des mariées.

- …

- Oh comme tu me regardes de tes 8 petits yeux tristes Blanca, non mais ! tu croyais vraiment que j’allais vous rendre blanches et toujours capable de bouger ! hahaha voilà tu as eu ce que tu voulais tu es blanche pour l’éternité ! Une araignée calcaire, un drôle de phénomène ça ! Regarde les humains t’on vu, si tu avais été blanche et vivante ils auraient sûrement tout fais pour te massacrer, mais là petite statue, tu ne leur fais plus peur, là ils ne te trouvent pas belle, ils te trouvent seulement originale, ils se demandent ce que tu as bien pu faire comme bêtise pour en arriver là, Il répugne encore plus à te toucher car tu ressemble à un spectre hideux, tu as eu cette envie d’être belle envers et contre tout… qu’elle idée!! Tu n’as même pas vu dans quel piège je te faisais rentrer et en plus tu as entraîné ta pauvre amie avec toi. Mhh assez joué maintenant petites âmes d’arachnides, vous allez me suivre et laisser vos sarcophages blancs dans cette maudite cave. Demain est un autre jour, vous appartiendrez à un autre corps  et qui sait peut-être vous retrouverez vous dans la peau d’un futur écraseur d’araignées.  

Et voilà la triste histoire des deux araignées de ma cave... mais je n'ai pas encore trouvé quelle bouteille cette maudite fée a bien pu nous piquer!

 

06.11.2006

Ils ont pendu des taupes

Un beau dimanche de novembre parfait pour une promenade dans un coin de Hainaut. Au départ d’Ormeignies, nous partons à six sur les chemins de campagne, avec nous, trois marcheurs qui vont trop vite pour vraiment profiter du paysage, deux qui parlent beaucoup mais qui savent s’arrêter pour admirer la nature. Et moi qui m’arrête devant tous les animaux que je rencontre. Notre première rencontre, un cheval bai un peu maigre mais sympathique, sa prairie n’est pas très fournie alors je me charge de lui donner un peu d’herbe fraîche qui vient de l’autre côté de la clôture (là où c’est toujours meilleur). Je lui donne toutes les touffes d’herbes grasses que je trouve sur le chemin, je vais même un peu plus loin pour venir lui en rapporter.

Mais un peu plus loin c’est une belle jument grise qui se dit qu’elle aurait probablement à y gagner à venir me dire bonjour. Je continue donc ma récolte d’herbes fraîches pour la demoiselle grise alors que je fais mes adieux au petit cheval brun.  Quand j’ai eu terminé, mes cinq amis promeneurs étaient déjà bien loin. Pas grave, moi, je me suis fait de nouveaux amis et puis de toute façon je fini toujours par les rejoindre... à moins que ce  ne soit eux qui m’attendent.

 

Le vent souffle et fait mal aux oreilles, on arrive à la sortie d’un village (Moulbaix) quand on aperçoit cette vision macabre, sur le long de la route deux arbrisseaux qui n’avaient probablement jamais demandé à être complice de telles atrocités, se retrouvaient décorés de lugubres cadavres de taupes accrochés par des ficelles.

Il y en avait bien une dizaine pendues là, les  malheureuses avaient dû installer leurs abris sur le territoire d’un fou hanté par la présence de petit tas de terre dans son beau jardin ? Mais pourquoi ?

On connaissait les vieilles traditions qui faisaient clouer de pauvres chouettes aux portes pour chasser les mauvais esprits. Mais n’est-ce pas une pratique que l’on attribue aux hommes du Moyen-Âge... limite jusqu'à la fin du 19ème siècle.

La personne qui a pendu ces taupes n’allait quand même pas croire qu’en les pendant à l’entrée de son village, elle allait réussir à faire fuir toutes les autres ? Cela pouvait encore parfois dissuader les voleurs et meurtriers d’entrer dans un village quand des pendus montraient l’accueil qu’on réservait aux criminels... et encore.

Non je ne vois vraiment pas l’utilité d’exhiber ces pauvres petites bêtes qui ne font qu’essayer de vivre dans  ce monde que les hommes estiment hélas toujours être leur propriété.

Nous avions prévu de manger un peu après ce village mais cette vision nous a fait perdre un peu l’appétit et nous avons continué sur plusieurs kilomètres avant de nous décider à pique-niquer.

Une fois nos estomacs remplis nous avons repris la route et voilà qu'un chien roux plein de puces se met sur notre chemin, puces ou pas puces, ce chien a l’air vachement sympa il n’en faut pas plus pour que je me mette à le gratouiller de partout, le chien content fini par s’asseoir, et finalement se retrouve complètement couché avec la patte « reflex gratouille » qui vient aider ma main à savoir quel rythme, elle doit prendre. (je suis sûre que vous avez tous déjà vu une patte « reflex gratouille s’agiter quand vous caressez un chien ou l’autre).

On retrouve un autre cheval blanc, très en forme qui a encore plein d’herbe grasse dans sa prairie.... du coup ça ne sert à rien d’essayer de l’attirer avec de l’herbe… ah si seulement j’avais une carotte… Mais le cheval  vient quand même à notre rencontre et comme je n’ai rien à lui offrir à manger je me contente de lui gratouiller la crinière ce qu’il a l’air d’apprécier … plus ou moins, mais on dirait qu’il aime surtout jouer et Céline s’amuse à lui faire des grimaces pendant que je les prends tous les deux en photo.

Une petite vache qui habite à côté semble avoir des démangeaisons dans le derrière à force de se gratter contre l’écorce d’un arbre...  Ca y est on a encore perdu les trois grands marcheurs qui ne s’arrêtent  jamais et cette fois c’est sûr on ne les rattrapera pas. Car un peu plus loin deux petits cadichons tout mignons auront encore raison de nous. Pas moyen de ne pas s’arrêter, l’un d’entre eux (celui qui s’emblait le plus content de nous voir) avait des sabots un peu trop long  qu’il faudrait bien parer un jour ou l’autre mais est-ce que les propriétaires des ces petits ânes étaient au moins au courant qu’avoir des ânes ne signifie pas uniquement leur donner une prairie mais aussi de devoir les soigner et entre autre faire venir un maréchal ferrant pour leur couper les ongles...

Enfin laissons leur le bénéfice du doute peut-être le savent-ils c’est juste qu’ils mettent un peu trop de temps pour le faire. Il est vrai que Bintje (mon cochon d’Inde) a parfois ses ongles bien long avant que je ne les lui coupe mais c’est pour être sûr de ne pas lui couper plus que ces petites griffes.

Voilà la promenade s’achève  les trois marcheurs nous attendent depuis vingt minutes près des voitures. Sur le chemin du retour on repasse devant le petit cheval bai alors que son maître lui donne une bonne brassée de foin, en voilà un qui va être content ! Tiens à propos de collation, nous voilà à Huissignies pour prendre des cookies home made de ma sœur autour d’un petit café, d’un thé d’un milk-shake ou d’une bonne bière au choix… Jolie promenade mais quand même … pauvres petites taupes.

02.11.2006

La promenade d'un petit tombereau

Les grands parents ne sont plus là, on va vendre leur ferme... c'était le grand nettoyage il y a peu. Et il y en avait des choses accumulées dans cette ferme.

Tout vieux et enfermé depuis une éternité dans un grand hangar, un petit tombereau m’attendait. Ce tombereau un peu mangé par les vers, un peu pourri, m'a fait de l'œil, tout comme le vieux harnais d'un cheval que même mon père ne se souvenait pas avoir connu. Il est si loin le temps où la ferme fonctionnait encore avec un bon vieux cheval. Personne d'ailleurs ne se souvient de son nom. Le petit tombereau lui aussi a oublié le cheval qui l'emmenait par delà les champs. Petit tombereau a encore connu une belle époque derrière un des premiers tracteurs. Puis on l'a abandonné lui aussi pour réapparaître aujourd'hui un peu pouilleux mais toujours entier.

Il n'a connu que le pays de Herve et hier il entamait son plus long voyage de Julémont (province de Liège) jusqu'à Ath (province du Hainaut) sur une autoroute.  Bon sang ! pas facile de remuer toutes ces articulations après tant d'années. Les roues se sont quand même laissées faire et ont bien voulu grimper sur la remorque malgré quelques réticences. Et voilà petit tombereau harnaché à une Kangoo et sortit à toute allure hors du hangar à la lumière d'un jour au départ ensoleillé mais très venteux. Le voilà embarqué peut-être pour une nouvelle vie. 

Jamais il n'avait été aussi vite, c'était le grand huit pour lui, jamais autant de gens ne l'avaient autant regardé, tous les yeux se tournaient vers lui dans les voitures qui nous dépassaient. Du haut de cette remorque, il faisait sensation sur l’autoroute, il était fier le petit tombereau. Mais il ne comprenait pas bien, lui qui n'avait plus connu la pluie depuis des décennies se faisait éclabousser de partout. 

Puis sur une aire d’autoroute il rencontra des géants qui disaient se nommer « camions » ils avaient plein de roues alors que petit tombereau n’en avait que deux, ils étaient tout en métal alors que lui n’était presque fait que de bois. Ces géants semblaient pouvoir vaincre des millénaires par rapport à lui qui avait déjà du mal à passer un siècle. Pourtant ses amis camions lui avaient soufflé qu’ils étaient très vite mis au cimetière et que parfois leurs carcasses servaient à réparer des camions plus neufs qu’eux. Bref les camions semblaient dire à petit tombereau qu’il avait bien de la chance d’être encore entier  alors qu’on aurait pu le brûler un jour d’hiver où il faisait trop froid. A ces mots, petit tombereau pensa à tout ses frères qui devaient avoir subi ce mauvais sort. Il pleura un peu mais comme il pleuvait personne n’a rien remarqué.

Dans la soirée le convoi arrivait enfin en pays d’Ath. Petit tombereau aimait sentir le vent lui caresser les roues. Quand il repris conscience, il était dans un jardin où plutôt une cour, on venait de refermer une grille derrière lui. Qu’allait on faire de lui maintenant ? Des personnes s’acharnaient à défaire tous les liens qui le fixaient à son piédestal  puis lentement on le fit descendre, il sentait que sa journée exceptionnelle se terminait. On commençait à le pousser vers un garage. Mais petit tombereau ne voulait pas retourner dans un garage, il ne voulait plus qu’on l’abandonne. Là je lui ai chuchoté quelques mots, et je lui promettais qu’un jour, quand j’en aurai les moyens, je m’occuperai de lui, je lui redonnerai une vie nouvelle, plein de rires d’enfants, de hennissements de chevaux et d’odeur de fleurs des champs. Petit tombereau me dit qu’il ne pouvait rêver mieux mais il n’arrivait pas à me croire et ne voulait pas que je le laisse. Combien de temps vas-tu me laisser ici ?… quand pourrais-je de nouveau voir le ciel bleu et ces cris d’enfants dont tu me parles? Ne me laisse pas tout seul, je ne veux plus qu’on m’oublie.

Je lui ai dis que je parlerai de lui au monde entier comme ça personne ne l’oubliera, mais que je ne l’abandonnerai pas, je viendrai le rechercher et le soigner du mieux que l’on peut mais que pour le moment  je ne pouvais rien faire de mieux que lui offrir un garage d'où il pourra bientôt entendre des cris d’enfants.

Je l’ai vu reprendre espoir, au moins il ne serait plus dans un hangar où l’on n’entendait que le vent. Maintenant il entend les gens qui passent dans la rue, les voitures qui ne manquent pas de le saluer en passant et bientôt des cris de joies d’enfants… Avant que je ne referme la porte il m’a salué de tous ses craquements de bois. Il m’a dit  « je compte sur toi pour réaliser le rêve que tu m’as décris, je te fais confiance et même si ça ne marche pas je suis sûr que tu auras au moins essayé et je t’en remercie. Maintenant, tu peux me laisser, je vais dormir avec des tas de beaux rêves mais n’hésites pas à venir me réveiller de temps en temps que je sache que tu ne m’oublies pas »  Je lui fis un clin d’œil et refermais le volet avec un petit pincement au cœur … Serai-je vraiment, un jour capable de lui offrir ce que je lui avais promis ?        

24.10.2006

Aux chevaux et autres victimes maltraitées des abattoirs

J'ai perdu confiance... où sont les hommes que l'on dit bon?

J'ai froid, j'ai peur, ils crient si fort, me frappent si fort

où sont-ils ceux que l'on dit bon?

Ma grise, ma mère si bonne que leur as-tu donc fais?

Est-ce ta faute si je suis là?

tu me protèges mais tu n'as plus de force

Est-ce ma faute si on en est là?

Qu'ai je fais aux hommes?

triste matin sur cette place

J'ai froid, j'ai peur, ils crient si fort, me frappent si fort

J'ai mal, je crie, j'ai si peur

Ma grise, ma tendre mère

jument de rien qui s'effondre

qui pensera encore à toi?

moi ton poulain qui t'aime

je ne connais de l'amour que toi

je suis né sans haine

mais n'ai connu que l'enfer

je suis né sans joie

déjà l'attrocité humaine

tendre grise effondrée

je suis seul à te pleurer

Ils frappent encore ta croupe meurtrie

mais tu ne te relèveras pas

Je crie, j'ai mal

mon coeur est seul orphelin

je mourrais demain

ni décemment

ni sans douleur

d'un coup de masse 

pauvre cheval de rien

j'avais pourtant tant à donner aux hommes

bien plus que ma carcasse  

 

 

 

 

 

21.10.2006

Apocalypse

Sur une partie d’immensité dans le fin fond de l’univers des vents turbulents se firent entendre rugissant criant sifflant. C’est là que se décida l’avenir de Gaïa, la seule qui ait eu à porter un poids si lourd, celui de l’histoire des hommes. Le conseil des Dieux avait commencé, Zeus qui fut appelé de maintes façons par les hommes présidait sur une assemblée d’une cinquantaine d’autres Dieux et Démons qui reçurent également les noms les plus divers de la part des hommes. Finalement, ils avaient tous gardé le nom qu’ils avaient pris le plus de plaisir à porter. Epona pris alors la parole, sa voix sifflait comme le vent et ronflait comme un torrent furieux


- Ils sont fous ! comment peuvent-ils continuer à la faire souffrir ainsi ! Baal ne leur as-tu vraiment rien mis en tête ? Tes fourmis ténébreuses sont certainement cause de tout ce tourment, tu n’as pas supporté que Gaïa prenne cette forme ! Cela fait si longtemps maintenant, pourquoi ne lui pardonne tu pas ?

Belzébuth gonfla son torse, ses ailes qui le rendaient plus effroyable encore dans sa beauté diabolique se teintèrent d’un pourpre violent alors que sa voix tonna dans l’infini

- Je n’ai rien avoir avec la perdition de Gaïa ! elle a voulu mieux connaître les hommes hé bien la voilà satisfaite ! ce n’est pas moi qui lui ai proposé de vivre cet enfer ! si je puis me permettre…le responsable… le véritable responsable c’est Zeus ! il peut s’en mordre les doigts. Vois mon cher, vois comme tu l’as abandonnée. Elle n’était pas assez forte et tu le savais ! Tu étais seulement jaloux parce que tu savais qu’un jour elle reviendrait vers moi. Tes hommes sont pires que mes démons, ils ont l’enfer en eux depuis le début, je n’ai même pas dû intervenir auprès d’eux pour que le mal s’étende ! Tout est de ta faute et seulement la tienne ZEUS ! tu m’as enlevé ma seule adorée, tu l’a séduite, comme tant d’autres elle est tombée dans ton piège et maintenant vois comme elle se meure, elle n’en a plus pour longtemps, je le sent dans mon cœur car oui Moi Belzébuth j’ai du cœur toi Zeus dit le grand Dieu tu es la cause de tout ce désastre !

Zeus, les yeux foudroyants avec sa voix grandiose forte d’éternité répondit aux accusations qu’on lui attribuait si gratuitement.

- Tu m’as l’air bien trop certain de toi, ta ruse trouve les arguments pour m’accuser, mais tu sais très bien qu’elle avait toujours convoité cette place qui la mettait à l’égal des autres grands Dieux, elle ne voulait être la femme d’aucun et être admirée par tous, elle savait qu’en devenant la terre et en se nourrissant des éléments elle serait la plus belle et la plus admirée par les dieux comme par les hommes, elle n’a jamais pensé qu’ils lui feraient du mal pourtant tu peux me croire Baal ! Je l’avais prévenue de ce danger ! Mais elle n’a pas voulu m’écouter !

Belzébuth ne se laissa pas faire

- Tu n’as rien d’un ange, tu le sais ! pourquoi lui as-tu donné de porter cette vermine aussi longtemps, ce sont TES hommes, aucun d’entre eux n’a droit d’entrée dans un paradis quel qu’il soit. Tous seront voués à la damnation éternelle, c’est moi qui vais devoir les supporter une fois ce jugement stupide terminé, tu verras que bien peu d’entre eux entreront dans le paradis que tu leur avais promis. Ils n’ont pas peur de l’Enfer, car ils sont pires que mon enfer ! Ne crois-tu pas que l’heure de ce jugement est arrivée ? Libère Gaïa de ce fléau, ils n’en valent pas la peine, ils ne croient même plus en toi !
- Je crois que Baal n’a pas tord Zeus ! Gaïa la belle, la superbe que l’on pensait immortelle n’est plus, on peut encore la sauver si tu mets fin à l’existence des hommes !
- Tu sais ce que cela peut engendrer Éros, la mort des hommes causerait probablement notre perte si plus personne ne croit en nous, le temps nous effacera et nous retournerons certainement à Néant. Est-ce cela que tu veux ?
- Éros a raison on doit en finir Tu sais très bien que tu es le seul à exister véritablement pour eux depuis que tu as envoyé ton deuxième fils demi-dieux sur Gaïa parmi les hommes, ils nous ont tous renié sauf toi et Belzébuth et certains de vos anges, tu as bien rusé pour nous éliminer tous. mais il te fallais un but et Baal est resté dans les croyances humaines parce que tu n’as pas pu t’empêcher de critiquer Baal et de faire part aux hommes de ta haine à son égard et grâce à ta haine il a pu subsister. Mais nous, nous ne sommes plus rien depuis longtemps sauf pour certaines petites peuplades qui n’ont pas eu vent de tes manigances. Tu sais combien nous en souffrons. C’est à ton tour Zeus d’être oublié ! Tiamat et moi nous avons déjà commencé à nous évaporer en poussière de cristal, tu ne pourras pas y échapper !
- Je te comprends Vénus, mais ce n’est pas si simple. Que va-t-il advenir de l’univers sans notre présence ?
- Mais l’univers se fout de notre présence ZEUS ! Il n’a pas besoin de nous. Chaos reviendra de toute façon pour le diriger, car notre chute fera ressurgir notre père à tous et peut-être fera-t-il naître un autre univers plus noble. Mais sois certain que cet univers-ci ne nous appartient déjà plus ! Notre temps est passé. Nous devons mourir pour soustraire Gaïa de cette souffrance qui n’a que trop duré !
- Bien… votre pensée à tous rejoint celle de Pan j’imagine, vous ne me laissez guère le choix. Je pense que nous devrons donc nous résoudre à ce plan et finalement je suis, moi aussi, fatigué de ces hommes que je n’arrive plus à contrôler
Belzébuth répliqua alors d’un ton narquois
- Tu ne veux pas plutôt dire que tu n’as jamais réussi à les contrôler ?
- Ca suffit Baal ! je sais que j’ai peut-être eu tord de faire naître ces humains, mais tu ne pourras pas dire que leur présence t’ai fortement déplu, je crois bien que tu es le seul dont les humains ont encore peur et d’une certaine façon ils te respectent plus que moi ! tu en retires une certaine fierté, tu les aimes ces hommes, mais tu aurais préféré qu’ils ne touchent pas à Gaïa et c’est aussi pour ça que j’ai choisi Gaïa pour que tu n’influences pas les hommes à être trop mauvais. Un autre de nos frères ou de nos sœurs aurait eu sa place et tu n’aurais eu aucune pitié pour lui et tes pactes se seraient vendus à bas prix dans leurs supermarchés !

- Taisez vous tous les deux ! Je ne comprends pas pourquoi on s’est laissé mener si longtemps par ces deux imbéciles ! Zeus je me permets de te prévenir que le cerbère est déjà prêt au porte de l’enfer et Abbaddon n’attend que notre signal pour commencer sa besogne près du puits sans fond. Alors, le jugement ne doit plus attendre… demain il faudra lâcher les chevaux des ténèbres sur Gaïa
Soudain une nuée de poussière d’étoiles surgit près des dieux, c’est Hermès également appelé Gabriel par les hommes
- Attendez, j’ai un message de Gaïa !
- Hé bien qu’attends-tu ? Que veut-elle ?
- Elle ne veut plus de l’homme, mais ne peut se passer des races animales et des créatures de l’Ancien Monde qui se sont cachées à Éden. Elle veut que ce jardin soit préservé et du fléau de l’homme et de l’apocalypse pour que ceux-ci puissent vivre en paix dans le jardin merveilleux.
- Hum ! Il est vrai que ce jardin ne mérite pas la destruction et pour tout le mal qu’elle a enduré je ne vois pas pourquoi on n’accorderait pas les désirs de Gaïa ! Qu’en dis-tu Belzébuth ?
- Je me porte garant de la protection du jardin. Nashash mon plus fidèle serviteur en sera le gardien principal, il connaît bien le jardin et depuis que tu l’as chassé il ne cesse de rôder autour. Il saura comment le protéger.
- Je n’ai pas trop confiance en ton python maléfique… mais en effet il semble le plus apte a défendre l’Éden, mais il faudra plus d’un serpent pour la protéger, il faudrait que Nashash dirige au moins 365 légions de langues fourchues, je suppose que tu peux les lui fournir ?
- N’ai crainte mes rampants sont déjà nombreux et je me sent près à enfanter le triple ! Jamais Éden n’aura été aussi bien gardée, tu peux me faire confiance !
- Hermès va prévenir Gaïa qu’elle sera débarrassée de sa vermine dés demain mais que l’Eden restera sienne. J’aimerais que les absents soient prévenus par les autres et que tous les dieux, les anges et les démons soient près pour la chasse à l’homme ! Je ne tolérerais aucune fausse note !

Le conseil fut ainsi clos, l’ultime décision était prise alors que les hommes ne se doutaient de rien. Une chose était certaine cependant c’est que la fin du monde… serait pour demain !

(14 novembre 2004)

Printemps

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Le soleil est venu me rendre visite, il m’a soufflé des mots d’espoir, les mots d’un printemps qui s’impatiente, qui aimerait nous couvrir de ses ailes. Mais la flore ne l’a pas attendu, déjà elle exhibe ses couleurs magnifiques. L’herbe n’en peux plus d’être verte et m’invite déjà à me coucher sur elle.

Seuls certains arbres montrent encore leurs branches dénudées qui s’étirent vers le ciel pour attraper le soleil, rêvant d’une nouvelle parure qui pourra cacher les amours intimes des couples ailés de la belle saison.

Je me sent déjà mieux, juste à la pensée d’un soir de printemps où assise sur le banc, dans le fond du jardin, je lirais les messages éphémères de nuages aux blancheurs irréelles qui se laissent porter par le doux souffle d’un vent de mai.

Il fera bon se reposer à l’ombre d’un arbre quand la chaleur des rayons du soleil aura gagné mon corps, je voudrais tellement passer quelques jours de printemps à tes côtés.

J’ai une soif de nature pas croyable, envie d’une nuit à la belle étoile, d’une randonnée en montagne, de m’émerveiller devant les crépitations d’un feu de camp, écouter la nature vivre et oublier tout le reste, envie de plonger dans une rivière encore intacte, me coucher dans l’herbe à côté de toi, caresser ta peau, à peine la frôler d’une brindille sauvage et tendreou d’une douceur de plume échappée des jeux fous d’un oiseau fabuleux

A la nuit qui tombe, les astres brilleront, couchés tous les deux regardant les étoiles, je murmurerais un air imaginé où les paroles seront faites de mots qui n’existent que dans ma tête, qui ne veulent rien et tout dire à la fois.
Puis je fermerais les yeux, et je respirerais la nuit comme si je respirais pour la première fois.
Je t’embrasserais et m’endormirais satisfaite au creux de tes bras.
L’aube et la rosée, ces douces fraîcheurs du matin pour seul réveil, viendront nous happer avec dans les oreilles une mélodie inspirée, le chant passionné d’un oiseau amoureux.

Je t’aime d’un amour de printemps
Je t’envoie les plus beaux rayons de soleil, des baisers fous, les caresses du vent.
  
(2003)